24 Heures motonautiques de Rouen 2012
5 ème victoire aux 24 heures motonautiques de Rouen pour Christophe Boyard et Xavier Savin, 1 ère victoire pour Rodolphe Avenel
En tête depuis la mi-course, le bateau numéro 8 du Team Pégase-Humanis, piloté par Xavier Savin, Christophe Boyard et Rodolphe Avenel a remporté la 49e édition des 24 Heures motonautiques de Rouen.
Ils savaient que la bataille serait rude et ils s'y étaient préparés. Malheureux depuis 2009 (dernière victoire) le team Pégase-Humanis n'avaient pas, cette fois-ci, l'intention de rendre les armes (2010) ou pire de se faire coiffer sur le fil à quelques heures de l'arrivée (2e en 2011). La préparation du matériel et des hommes a donc été intensive et la victoire sans aucune contestation possible (30 tours d'avance sur le 2e) est venue la récompenser.
Alors une fois la ligne d'arrivée franchie Xavier Savin pouvait exulter : « Ça a été une course passionnante parce qu'elle a débuté sur les chapeaux de roue, sur une durée de six heures qui la faisait plus ressembler à une course de vitesse qu'à une course d'endurance. Puis la réalité des 24 Heures a rattrapé pas mal de bateaux comme on a pu le voir dimanche, sur la partie de 12 heures les écarts se sont creusés et les incidents se sont multipliés. »
Des problèmes techniques et des ennuis mécaniques que n'a pratiquement pas connus le team Pégase-Humanis et qui lui ont permis de faire la différence au moment où ces principaux concurrents (team Drakkar et Motor-Racing Matmut) étaient, eux, contraints de réparer. La fiabilité du bateau (730 tours, 117 km/h de moyenne) a donc, comme toujours sur une course d'endurance, été un des principaux éléments du succès. « Ce qui fait le secret de ces 24 Heures c'est de ne jamais remonter (à quais) il faut donc avoir un bateau performant et des pilotes qui savent qu'ils partent pour une épreuve relativement longue et qui ne cherchent pas à faire le chrono pendant la première heure. »
Parti prudemment, le bateau numéro 8 a en effet attendu la mi-course pour pointer le bout de son nez, une stratégie de « la tortue » qui, comme dans la fable, a parfaitement fonctionné. Une tactique d'autant plus payante que le fractionnement de la course (6h puis 12h puis 6h) ne permettait pas de se servir des expériences passées.
« On a respecté notre plan de marche même si c'était difficile d'imaginer comment les autres concurrents allaient appréhender ce nouveau format de course, expliquait Christophe Boyard à l'issue de la course. Nous avons respecté notre plan de marche, nous avons été prudents lors de la première manche alors que les autres sont partis très vite devant, et nous avons mis les mains dedans dimanche pour créer l'écart, avant de dérouler lundi pour l'emporter. »
Une première place qui permet à Xavier Savin et Christophe Boyard de porter à cinq leur nombre de victoires sur les 24 Heures et de n'être plus que deux à détenir le record de victoires sur l'épreuve. « C'est une fierté car tout gamin je voyais mon père courir ou des gars comme Renato Molinari l'emporter. Ça m'a marqué ces choses-là, c'était des gens carrés dans ce qu'ils faisaient et on s'est calqué sur eux pour réussir. »
   
   
   
  Extrait du Paris Normandie 29 mai 2012